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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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Quoi faire?
Plonge dans ton divan

Pour souligner la Journée mondiale de l’eau et parce qu’au Québec on en est les champions, on te propose notre top 3 des films sur cette ressource merveilleuse et précieuse : l’eau.

Pour souligner la Journée mondiale de l’eau, parce qu’au Québec on en est les champions et pour te divertir pendant ta quarantaine, on te propose notre top 3 des films sur cette ressource merveilleuse et précieuse : l’eau. Alors, plonge dans ton divan, c’est l’heure du cinéma!!

Chasing Coral

Ce film suit l’expédition du photographe américain James Balog, qui capture des images (non pas des glaciers, comme dans son méga succès Chasing Ice, mais bien) du corail, un animal aquatique hors du commun qui est bien malmené. Des récifs entiers, magnifiques qui disparaissent à vu d’oeil… On a droit ici à des images spectaculaires et surprenantes de la disparition du corail, de parfaits témoins de l’impact que nous avons sur nos océans.

Chasing Coral est disponible sur Netflix.

Le fleuve aux grandes eaux

Ce film d’animation hors du commun s’inscrit dans notre patrimoine cinématographique comme un gant. Le réalisateur et illustrateur Frédéric Back présente le fleuve Saint-Laurent dans toute sa splendeur, son histoire et sa tragédie. De la mer de Champlain, jusqu’au déversement des eaux usées, des voyageurs autochtones jusqu’aux usines de pâtes et papier, rien n’est laissé de côté pour souligner les pressions que le Saint-Laurent, notre joyaux, ne l’oublions pas, subit. À voir absolument.

Disponible sur ici en 3 parties.


Maiden

C’est un documentaire, mais aussi une aventure, où l’on suit l’infatigable et téméraire Tracy Edwards, la première femme (avec un équipage entièrement féminin, à bord du Maiden) à entreprendre la périlleuse course autour du monde en voilier, la fameuse Whitbread Round the World (aujourd’hui la Ocean Race), en 1989. Une histoire haute en rebondissements qui présente un visage intéressant du féminisme de l’époque, mais aussi qui met en scène l’eau dans le rôle de soutien, avec ses tempêtes monstrueuse et ses « calmes plats ». Une heure inspirante, très, très bien invertie.

Maiden est disponible sur Crave.

Sans oublier Mission Blue (disponible sur Netflix), ce documentaire de choix, qu’on a déjà proposé, sur l’océanographe Sylvia A. Earle, gentiment surnommée « Her Deepness ».

Si tu as d’autres suggestions, hésite pas à nous les partager!

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Qc-Nature
Le carouge ou un caporal à épaulettes

On dit que l’hirondelle serait l’oiseau par excellence pour annonce la belle saison, mais on a un faible pour un autre, un peu plus rock and roll, le carouge à épaulettes.

Le printemps est à nos portes. C’est le retour des crues, des fleurs printanières et des oiseaux migrateurs! On dit que l’hirondelle serait l’oiseau par excellence pour annonce la belle saison, mais on a un faible pour un autre, un peu plus rock and roll, le carouge à épaulettes.

Un monsieur carouge qui protège son territoire

Ce petit caporal à l’uniforme bien mis est un des premiers snow birds à revenir dans nos régions au printemps et à pousser son chant reconnaissable parmi tous. D’abord, son nom lui vient du plumage du mâle noir brillant qui n’est brisé que par d’étincelantes tâches rouges bordées de jaune sur ses épaules. De quoi faire rougir tous les hauts gradés avec leurs propres épaulettes. La femelle, quand à elle, est beaucoup plus discrète avec ses teintes de brun, un avantage marqué pour se camoufler lorsqu’elle couvre ses œufs. On trouve cet oiseau commun au Canada* dans les zones ouverts, comme les champs et les friches, il aime aussi les lisières. Mais le plus souvent, notre petit militaire se poste près des milieux humides, qui abondent de nourriture. Insectes aquatiques bien juteux, larves, escargots et autres invertébrés font son bonheur. Il ne dira pas non à des œufs, des amphibiens ou encore des petits fruits et des graines.

À son retour de voyage au printemps, le carouge n’est pas de répit. C’est le début de la saison de nidification et l’amour, ça n’attend pas. Le mâle, dès son arrivée en zone de reproduction (les femelles arriveront un peu plus tard), se met à la recherche du parfait territoire. On doit y trouver de la nourriture, beaucoup de cachettes et des endroits pour faire des nids**, les voisins doivent être  convenables (et pas trop bruyants) et les prédateurs, peu nombreux. C’est lorsqu’il a mis la main (enfin… l’aile) sur son territoire de rêve que le travail commence. Le mâle carouge défend sa parcelle corps et âme (bec et plumes…) contre tous types d’envahisseurs. Que ce soit une petite paruline inoffensive ou un grand héron qui ne font que passer, un faucon ou une buse qui cherche un dîner, un autre carouge qui lui fait compétition, ou encore un ornithologue insouciant, le carouge fonce droit sur les intrus.

Quand les femelles sont enfin de retour, les mâles paradent les ailes ouvertes en chantant pour montrer leurs couleurs. Après avoir choisi leur courageux mâle, c’est dans les herbes hautes, les quenouilles ou les buissons, que les femelles construisent le nid. La proximité avec l’eau, dans le choix de l’emplacement du nid, réduit la pression de prédation sur les oisillons. Les visons, ratons laveurs et les rapaces sont moins agiles dans ce type de milieu. En plus, en cas de chute, les oisillons peuvent nager (capacité qu’ils perdent à maturité). Bien joué!


Ce vaillant guerrier du bord de l’eau a amplement mérité ses brillantes épaulettes. Mis à part les prédateurs et les intrus, d’autres menaces planent sur cet oiseau. La diminution et le drainage des milieux humides au Québec et l’intensification de l’agriculture (en plus de l’utilisation de pesticides) lui font mal. Toute la témérité et le courage du monde, même concentré dans un petit oiseau, ne suffit pas pour contrer la dégradation de son habitat de prédilection. Pas de panique! C’est pas demain la veille que les carouges disparaîtront, mais pour être sûr que ça ne devienne pas une éventualité, on doit travailler fort pour conserver ces milieux et leur précieuse biodiversité.

NOTES

* On trouve le carouge à épaulettes partout à travers l’Amérique du Nord, et jusqu’au Honduras en Amérique centrale.

** Pendant la même saison, un mâle peut s’accoupler avec plusieurs femelles (4 à 5, on a déjà vu 10) toutes installées sur son territoire. C’est donc important d’avoir plusieurs emplacement possible pour la construction du nid.

Sources images : Pixabay, Katja Schulz

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Vedette du mois
La corneille : smart cookie

On profite des derniers moments avant le retour des oiseaux migrateurs pour célébrer un oiseau qui non seulement n’a pas peur de l’hiver, mais qui est pas mal plus intelligent que tu le penses : la corneille d'Amérique.

Alors que la majorité de nos oiseaux ont levé les voiles vers le sud en novembre dernier, on profite des derniers moments avant leur retour pour célébrer un oiseau qui non seulement n’a pas peur de l’hiver, mais qui est pas mal plus intelligent que tu le penses. Et, on doit l’avouer, on a un crush pour sa magnifique robe noire qui brille dans le soleil. Non ce n’est pas un aigle noir, mais il pourrait tournoyer près de toi, dans un bruissement d’ailes comme tombé du ciel. C’est la corneille, qu’on trouve super sharp.

Une corneille (◕ヮ◕) *:・゚✧

Tout le monde peut reconnaître son look, mais aussi son très délicat croassement. #lol Elle doit probablement cette notoriété au fait qu’on la voit partout. La corneille d’Amérique est un oiseau cosmopolite en Amérique du Nord. Ça, ça veut dire qu’on la trouve dans un grand nombre d’habitats*, autant les milieux ouverts, que boisés, en ville, sur les côtes. Cette variété signifie que c’est aussi un animal qui a une capacité d’adaptation très grande (un peu comme le raton laveur). D’ailleurs, son régime omnivore et opportuniste (si ça se mange, la corneille risque d’en prendre une part…) facilite la dispersion des populations.

On en profite ici pour démystifier leur réputation d’oiseau de malheur… Certaines personnes, on les nommera pas, associent la corneille avec la mort, les sorcières et les mauvaises intentions. La raison est simple. As-tu déjà vu 4-5 corneilles snacker sur un animal mort sur le bord de la route? Probablement. Elles faisaient la même chose pendant les guerres après les combats. On les a donc associées à la mort et à des comportements pas très élégants. #gottaeat C’est ça, l’opportunisme.


On a le kick sur la corneille, parce qu’elle a de la classe, oui, mais aussi parce que c’est définitivement le couteau le plus aiguisé du tiroir à ustensiles. C’est pas rare d’entendre les chercheurs comparer l’intelligence des corneilles à celle des primates. Elles sont capables d’utiliser des outils comme des morceaux de bois pour obtenir de la nourriture. On a observé certains individus jeter des pierres en vol pour défendre leur territoire. Elles sont capable de modifier des outils pour les rendre plus performants**. Pour un oiseau, c’est définitivement hors normes. Elles jouent. Elles sont d’excellentes imitatrices et elles ont un répertoire de cris impressionnant. Elles sont capable de faire des liens de cause à effet (certains humains ont de la misère à faire ça, on les nommera pas…). Et les corneilles ont aussi une mémoire phénoménale qui leur permet de reconnaître leurs consœurs et même des visages humains!

Cette mémoire est probablement le résultat de leur vie grégaire. Oui, les corneilles vivent en groupe. Elles ont mis sur pied un système de coopération intergénérationnel. Elles forment des groupes familiaux super efficaces. Le noyau est formé par les parents, qui sont appariés pour la vie (on pourrait aussi dire monogames). Les autres membres de la gang, ce sont les jeunes des années précédentes. On parle de groupe d’une quinzaine d’individus. Tout le monde participe à la fabrication du nid***, à l’élevage des petits et à la défense du territoire. Puis, quand l’hiver arrive, les familles se rassemblent et passent la saison en méga-gang pouvant comporter des milliers d’individus. #laviesecretedescorneilles On appelle ces groupes des dortoirs.

En finissant, shout-out à cet excellent clip de Deep Look (oui, c’est en anglais) sur l’apprentissage social des corneilles. Petit avertissement, c’est un peu creepy par moment, mais c’est très éclairant sur la capacité des corneilles à reconnaître des situations, à imiter leurs pairs et apprendre par la vie de groupe.

NOTES

* On la trouve partout en Amérique du Nord, à l’exception de la côte ouest du Canada où la corneille d’Alaska (plus petite) règne en maître. Et il faut ajouter que notre corneille cosmopolite ne trippe pas sur les déserts… quoique même là, on peut en voir.

** Au Japon, cette population de corneilles a développé une technique bien spéciale pour ouvrir des noix. Une vidéo à voir!

*** Le nid de la corneille d’Amérique est en fait une grosse plate-forme de branches sur laquelle on trouve un coupe tapissée de mousse et de brins d’herbe. Pour le confort! Ces plate-formes sont souvent réutilisées par d’autres oiseaux comme les éperviers, les buses et certains hiboux, et même par des écureuils ou des ratons laveurs.

Par Anne-Frédérique, éducatrice-naturaliste

Source image : Dick Daniels

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Question du public
Corbeau vs corneille

Lors de ta prochaine rando, si tu entends un croassement et qu’en levant le yeux tu vois un oiseau noir (c’est probablement pas un aigle noir), c’est peut-être une corneille d’Amérique ou grand corbeau.

« C’est quoi la différence entre un corbeau et une corneille? »

Attention. Lors de ta prochaine rando, si tu entends un croassement et qu’en levant le yeux tu vois un grand oiseau noir (c’est probablement pas un aigle noir), c’est peut-être une corneille d’Amérique, mais ça pourrait aussi bien être un grand corbeau. Voici un petit topo pour savoir les différencier.


Une corneille d’Amérique

Un grand corbeau

Ces deux oiseaux semblables font partie de la famille des corvidés tout comme les geais. Ils ont donc des points en commun, mais quelques différences les séparent. D’abord, le corbeau, en comparaison avec la corneille, est plus grand (presque 2 fois plus). Son bec, parfois à l’extrémité crochue, est plus épais que celui de la corneille qui a un bec est plus effilé. Ses rémiges (les plumes à l’extrémité des ailes)* sont plus longues et il a des plumes un peu fofolles dans le cou. Une fois en vol, on peut encore bien les distinguer: la base de la queue de la corneille est très légèrement arrondie (presque plate), on y voit souvent une encoche dans son centre tandis que celle du corbeau se termine en pointe (avec un arrondi prononcé) comme un diamant.

Même en voyant agir ces deux espèces, on peut voir des différences importantes. Lorsqu’une corneille atterrie, elle a tendance à ébouriffer ses plumes et dodeliner de la tête. Le corbeau est plus stable et préfère l’économie de mouvement. C’est similaire en vol. La corneille bat beaucoup des ailes, le corbeau plane et utilise les courants d’air pour aller à de très hautes altitudes. Une corneille, qui tente de faire fuire un intru en vol, a tendance à plonger sur l’assaillant. Le corbeau escorte l’intru en lui montrant gentiment la sortie, en volant avec lui plutôt que de l’attaquer directement.

Le comportement de la corneille lorsqu’elle est perchée.


Plein de corbeaux! Remarque la différence entre le cri de la corneille et celui du corbeau.


Et leur cri respectif sont loin d’être similaires. La corneille et le corbeau croassent, mais le cri du corbeau est beaucoup plus grave que celui de la corneille. Quand cette dernière cri, elle monte et descend la tête; le corbeau lève légèrement ses ailes.

Alors, ouvre l’oeil. Tu pourrais croiser un oiseau avec des plumes aux couleurs de la nuit.

NOTES

* On te parlais de rémiges quand on t’expliquais comme les ailes des hiboux sont magiques. Fais un tour ici pour voir le schéma d’une aile.

Par Anne-Frédérique, éducatrice-naturaliste

Sources images : Pixabay, JJ Harison, GUEPE

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Ailleurs
Du saule arctique au renard arctique

Connais-tu le lien entre le saule arctique et le renard arctique… à part le mot « arctique », bien sûr… Non? Tu vas le découvrir parce qu’on se dirige tout droit vers le nord du Canada!

Connais-tu le lien entre le saule arctique et le renard arctique… à part le mot « arctique », bien sûr… (On a trouvé un lien de plus complexe quand même…) Non? Tu vas le découvrir parce qu’on se dirige tout droit vers le nord du Canada!

On voit des beaux petits saules arctiques, à ras le sol, dans ce merveilleux paysage du Yukon

Quand on entend « saule », on pense le plus souvent au classique saule pleureur (pas celui qui est inconsolable) qu’on observe dans les parcs urbains ou le long des rivières. Mais les saules sont des végétaux très surprenants et on compte plus de 450 espèces dans le monde*, dont 103 espèces en Amérique du Nord**! Il y en a partout et on s’en rend pas compte principalement parce qu’ils sont méconnus. Il y en a des petits, des grands, certains avec une croissance ultra rapide, des envahissants, des poilus, et même, avec des pouvoirs incroyable comme la dépollution de certains métaux lourds!! #mercilessaules

Dans des conditions polaires, le saule arctique est caractérisé par sa taille: il est minuscule. Regarde ça! En effet, les vents forts du nord (accentués par l’absence de haute végétation) fait en sorte que les plantes poussent à ras le sol là-bas. Oui, oui, on te parle d’un arbre, qui pousse couché par terre (un peu comme l’if du Canada). Mais à quoi peut-il servir? Ce saule joue un rôle important dans les écosystèmes nordiques, car il sert notamment de nourrir aux caribous, aux lièvres arctiques, aux bœufs musqués et aux lemmings***.

Parlons du renard arctique… Comme tu le sais, les renard sont principalement carnivores, il ne mange donc pas de saule. (Ce n’est pas ça le mystérieux lien qui les unit.)

Ohhhh…. il est tellement cute!!!

On vois ici son beau pelage hivernal (le renard arctique n’est pas toujours aussi blanc par contre). Son poil est très épais pour conserver sa chaleur et sa blancheur lui permet de se camoufler afin de chasser discrètement (comme les ours polaire). En suivant l’exemple de son cousin roux du sud, le renard arctique fait notamment de mulotage. Il bondit en hauteur et il retombe les pattes en avant, museau d’abord, pour de capturer ses proies. C’est un expert, et ce, toute l’année, même à travers la neige. Il se spécialise entre autre en petits mammifères (souvent des rongeurs) qui font des galeries dans le sol ou la neige… exactement comme les lemmings!

Tu viens de comprendre notre lien?! Le renard arctique se nourrit de lemmings et les lemmings se nourrissent notamment de saule arctique. Un exemple de chaîne trophique dans toute sa splendeur!

NOTES

* Newsholme C. Willows: the genus Salix. Portland: Timber Press; 1992.

** Argus GW. Salix. In: Flora of North America Editorial Committee, editors. Flora of North America, vol. 7:Magnoliophyta: Salicaceae to Brassicaceae. New York: Oxford University Press; 2010. pp. 23–51.

*** Les lemmings sont des p’tits rongeurs qu’on trouve le plus souvent dans les régions arctiques. À peine plus gros qu’une souris, c’est un joueur de premier plan dans le maintien des zones de toundra. Les fluctuations de ses populations dictent la santé de ces écosystèmes. Elles font même voyager les plus affamés.

Sources images : Daniel Case, Pxhere

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