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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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Aventures d'un.e naturaliste
En famille

Quand la nature nous rappelle l'importance de la famille...

Texte paru dans Le Journal des Voisins, hiver 2025.

J’étais au bord de la rivière, accompagnée de ma nièce, qui passe la semaine chez moi, quand nos regards ont été attirés par un mouvement dans l’eau. Un castor glissait silencieusement près de la berge. Derrière lui, deux jeunes le suivaient de près.  

Les castors sont connus pour leur capacité à transformer le paysage, bâtissant barrages et huttes. Mais ce qui me fascine, c’est la cohésion familiale qui sous-tend leur vie. Dans une famille de castors, on ne trouve pas seulement le couple reproducteur et ses petits de l’année : les jeunes de l’année précédente restent souvent pour aider. Ils participent à l’entretien de la hutte, à surveiller les prédateurs et à l’éducation des plus jeunes.  

Cette coopération n’est pas propre aux castors. Dans le monde animal, de nombreux exemples montrent que l’élevage coopératif peut dépasser la simple parenté directe. Les lionnes, par exemple, partagent la garde et la protection des lionceaux : chaque femelle veille sur les petits des autres. Dans le monde des abeilles, les ouvrières stériles consacrent leur vie à nourrir et protéger la reine et sa descendance, assurant ainsi la survie de la colonie entière. Les suricates pratiquent un comportement similaire : les jeunes adultes aident à nourrir et à protéger les petits du groupe, en veillant au moindre mouvement suspect des prédateurs. Les meutes de loups aussi bénéficient de jeunes adultes non reproducteurs qui veillent sur les louveteaux et participent activement à leur éducation. Ces tantes et grands frères jouent un rôle crucial : ils assurent la protection, enseignent des compétences et permettent aux parents de concentrer leur énergie sur la reproduction et la survie de l’ensemble de la famille.  

Observer ces comportements rappelle que le partage et la coopération ne sont pas seulement des valeurs humaines. Pour les animaux, prendre soin des jeunes d’autrui peut sembler surprenant, mais cette coopération n’est pas un hasard. Elle s’explique souvent par la sélection de parentèle : en aidant à élever les frères, sœurs, nièces ou neveux, les individus contribuent à la transmission de gènes qu’ils partagent déjà. Autrement dit, même sans avoir leurs propres petits, ces « aides » augmentent indirectement leurs chances génétiques en protégeant et en nourrissant des individus apparentés. Dans chaque geste des castors ou des lionnes, dans chaque vigilance des loups ou des suricates, la nature nous montre ainsi que l’altruisme est en réalité une stratégie évolutive : prendre soin de ceux qui ne sont pas nos propres enfants renforce la survie de la famille et du groupe, et assure que la continuité de notre lignée génétique.  

En observant cette petite famille de castors ce soir-là, j’ai pensé à ma sœur et au temps que je partage avec ma nièce à découvrir la nature. Cette nature, elle, nous montre que la survie, la croissance et la prospérité passent souvent par la coopération et l’altruisme… et la famille. Et qu’au bord d’une rivière, dans le froissement des branches et le plouf d’une queue sur l’eau, l’entraide prend une forme étonnante.

Par Anne Frédérique, chargée de projet, conception

Sources images : Carol Gray - Shutterstock, Patrick Lauzon - Shutterstock, Marjon Besteman - Pixabay, dessin d'Anne F. Préaux

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Aventures d'un.e naturaliste
Petite grenouille, grande présence

T'as envie de vivre une aventure? La rainette faux grillon t'invite!

En avril dernier, j’ai eu la chance de me joindre à l’équipe de Ciel et Terre pour participer à un inventaire de la rainette faux grillon – tu sais? Cette petite grenouille qui est désignée comme menacée à la disparition au Québec et dans le reste du Canada.

La rainette qui se cache! (Crédit : Lyne Bouthillier)

Chaque année, différents organismes experts* avec leurs bénévoles unissent leurs forces pour faire le suivi des populations connues de rainettes faux grillon.

Le seul problème : trouver une rainette faux grillon, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin! Elles sont non seulement petites, mais comme bien d’autres animaux, elles se camouflent à merveille, savent où se cacher et s’enfuient rapidement. Alors, comment fait-on pour évaluer l’état des populations? On se fie à son seul indice de présence qui résonne haut et fort : son chant. En plus, on sait qu’on peut compter dessus! Chaque printemps, les mâles chantent sans faute pendant une courte période, soit environ 4 à 5 semaines selon les conditions météorologiques**. C’est leur SEULE chance de se reproduire dans l’année – ils ne veulent pas la manquer!  

Alors, on se rend à différents sites où la rainette faux-grillon a été historiquement entendue et on note des données concernant le lieu, la température de l’air et de l’eau, la présence ou non du chant et un lui attribue une cote selon le nombre approximatif d’individus entendus, entre autres. Ça prend une oreille entraînée pour pouvoir distinguer deux individus chantant de trois ou plus!

L'habitat de choix de la rainette (Crédit : Lyne Bouthillier)

Se déplacer aux sites, qui ne sont pas tous accessibles, peut être physiquement demandant aussi : tantôt à vélo, tantôt en randonnée sur des terrains accidentés ou inondés, sous des branches, à travers un bosquet, par-dessus un tronc tombé avec des sauts occasionnels pour traverser des fossés remplis d’eau... Pendant 5 à 7 heures de temps tous les jours durant la période de chant, dans le cas de certaines équipes d’inventaires! Ça fait des semaines assez intenses!

Mais tout cela vaut le coup quand on a la satisfaction d’entendre des rainettes faux grillon, habituellement si discrètes, chanter si fort en chœur. Je te l’avoue, ce n’est peut-être pas le chant le plus mélodieux du règne animal – imagine le son produit par un ongle qui passe sur les dents d’un peigne – mais c’est quand même un phénomène tout à fait incroyable à entendre! De toutes petites grenouilles, pourtant presqu’impossibles à apercevoir, ayant une si grande présence! (Pour entendre le chant de la rainette, visite ce lien.)

Une beau petit chant! (Crédit : Raymond Belhumeur)

Ça te tente de vivre une telle aventure? De te salir les mains pour en apprendre plus sur une cause qui t’intéresse? Bonne nouvelle! Chaque année, des organismes se font aider par des bénévoles non-initié.e.s aux inventaires de la rainette le temps d’une journée. C'est l’occasion de poser toutes tes questions sur la rainette et d’en entendre chanter en vraie vie***! Moi, j’ai vraiment aimé mon expérience et je te le recommande fortement si tu as un intérêt pour les grenouilles ou le travail de biologiste!  

Pour en savoir plus sur la rainette faux-grillon, visite Rainette.ca.

NOTES

*Ciel et Terre, la Vigile verte, Nature-Action Québec, le Ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Conservation de la nature Canada, le CREDDO, la Commission de la capitale nationale pour l’Outaouais.

**La longueur de leur période de chant peut être influencée par plusieurs facteurs en lien avec les conditions météorologiques ainsi que du climat de leur étang : la température de l’air, de l’eau, le vent, etc.

***On ne te garantit pas que tu vas en voir, par contre! Même si elles chantent fort, elles se taisent soudainement si elles sont alertées par la présence humaine et sont très perspicaces. 😉

Par Émilie Forget-Klein, communicatrice scientifique

Sources images : Lyne Bouthillier et Raymond Belhumeur

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Aventures d'un.e naturaliste
La science, une chenille à la fois 

Ça te dit de participer à la science en tant que citoyenne et citoyen? Ça se peut.

Texte paru dans Le Journal des Voisins, été 2025.

En fin de journée, lors d’une promenade, je m’arrête soudain devant un plant d’asclépiades. Je sors mon téléphone, note instinctivement l’heure et l’endroit, puis photographie une chenille posée dessus. Simplement, au coin de cette rue, je deviens actrice d’une vaste collaboration entre scientifiques et citoyen·ne·s. 

La chenille en question

Cette chenille n’est pas banale. C’est celle du monarque, ce papillon célèbre pour sa migration annuelle jusqu’au Mexique, mais aussi tristement reconnu comme une espèce en danger. « Mission Monarque », un projet porté par l’Insectarium de Montréal et Espace pour la vie, ainsi que l’Institut de recherche en biologie végétale, recueille en ligne des données sur la répartition et l’abondance du monarque et de l’asclépiade, la plante hôte du papillon. Les contributions citoyennes à ce projet aident les scientifiques à suivre les déplacements migratoires, à mesurer l’impact des changements climatiques et à ajuster les stratégies de conservation. Les informations collectées peuvent nourrir des publications scientifiques et influencer les politiques urbaines, allant jusqu’à définir des zones de plantation idéales pour favoriser la survie du monarque. 

Voilà ce qu’est la science citoyenne : elle fait appel au regard attentif, à la présence et aux observations concrètes, souvent quotidiennes, des gens ordinaires. Qu’il s’agisse de photos, de mesures ou de simples témoignages, ou encore d’entrées sur des applications tel que eBird Québec ou iNaturalist, leur contribution permet à ceux et celles qui font de la recherche de couvrir des territoires vastes, sur de longues périodes, souvent en continu, et ce, à moindre coût. Une force remarquable. Avec plusieurs millions de paires d’yeux au lieu d’une seule, l’efficacité se multiplie. 

Une oie, qui pourrait être enregistrée sur eBird

La science citoyenne n’est pas une nouveauté. Dès le XIXᵉ siècle, des adeptes de l'ornithologie, de l'entomologie (la science qui étudie les insectes) et de la botanique rassemblaient déjà leurs observations locales, construisant une base de données importante à l’écologie naissante. Au XXᵉ siècle, la poste et la photographie ont facilité l’échange d’informations. Aujourd’hui, Internet et nos téléphones portables révolutionnent encore cette pratique : les plateformes et applications permettent à chacun et chacune de participer instantanément. Nous sommes passés des cahiers manuscrits à des millions d’observations géolocalisées en temps réel! 

Bien sûr, il existe des limites : tout le monde ne peut pas devenir chercheur·e du jour au lendemain et, surtout, tout le monde n’est pas expert·e. En science citoyenne, on privilégie donc des missions accessibles, où les erreurs éventuelles (identification, localisation) peuvent être corrigées ou restent statistiquement marginales. Mais au-delà des données, la science citoyenne crée un dialogue précieux : elle rend visible le travail des scientifiques, elle invite le public à saisir les enjeux et à partager la passion de la découverte. Et entre nous, c’est très gratifiant de savoir que nos gestes, même modestes, s’inscrivent dans un mouvement collectif. 

Ce soir-là, en marchant près de ce plant d’asclépiades, j’ai pris part, à ma façon, à la recherche et à la préservation d’une espèce. Et si vous souhaitez vous lancer vous aussi, sachez que partout au Québec — et entre autres à Montréal — et au Canada, de nombreux programmes attendent votre regard : suivi des abeilles, des chauves-souris, signalement des plantes envahissantes, signalement des tortues, des coyotes, observation des habitats, des glaces sur les cours d’eau ou de la neige et des amphibiens ou d’oiseaux nicheurs, et bien plus encore. Une simple recherche en ligne suffira à découvrir de multiples initiatives locales et régionales. Entre autres, AttentionNature a plusieurs programmes canadiens à la portée de tout le monde. À chaque note, photo ou observation, nous faisons avancer la science. Alors, êtes-vous prêt·e à contribuer à la science avec un grand « S »? 

Par Anne Frédérique, chargée de projet, conception

Sources images : dessin et photos d'Anne F. Préaux

Photo oie blanche : Veronika Andrews

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Aventures d'un.e naturaliste
Zoom sur la rivière

En promenade sur le bord de la rivière. Qu'est-ce qu'on peut observer?

Texte paru dans Le Journal des Voisins, été 2025.

Par une belle journée ensoleillée, je me promenais au parc Maurice-Richard, au bord de la rivière des Prairies. J’admirais les rayons de soleil dansant sur les vagues et j’ai tout naturellement pris une grande respiration. Que c’est beau, la vue sur l’eau!

Un grand héron sur le bord de la rivière

Je n’étais pas uniquement venue au parc pour admirer le paysage. J’avais ma caméra prête à croquer des photos de la biodiversité que je pouvais observer. Oui, la rivière est un lieu de choix pour observer une foule d’espèces qui dépendent de l’eau pour survivre, se nourrir ou se reproduire.  

Quelles espèces vais-je croiser aujourd’hui? Je serais ravie de voir un grand héron ou une grande aigrette immobile sur la berge. Toutefois, le petit bruant chanteur, tout mignon, qui sautille sur les roches me comblerait tout autant.

J’aimerais bien voir des tortues géographiques posées sur des roches. À ce temps-ci de l'année, je pourrais peut-être croiser leurs bébés qui se dirigent vers l’eau après leur éclosion. Dès leur naissance, ils travaillent fort : ils doivent d’abord se dégager de leur nid souterrain et ensuite amorcer un périple vers l’eau. Il faut que je fasse attention où je pose les pieds!  

Une bernache du Canada et une tortue peinte au soleil

Si je me rends jusqu’au parc-nature de l’Île-de-la-Visitation, je verrai peut-être un lépisosté osseux comme ma collègue, qui en a vu un à partir du pont qui se rend à l’île. On reconnait ce poisson, mesurant autour de 1 m, à son corps et son museau allongés. Il est capable de tirer de l’oxygène de l’air, contrairement à d’autres poissons qui en tirent seulement de l’eau. C’est ce qui lui permet de tolérer les eaux faibles en oxygène et même de survivre hors de l’eau pendant quelques heures. Je serais bien heureuse le voir en action!  

Ce n’est pas le seul gros poisson que je pourrais observer. L’esturgeon jaune, un des plus grands poissons d’eau douce du Québec, peut atteindre plus de 2 m. Ce poisson se distingue par ses cinq rangées de plaques osseuses qui recouvrent son corps, lui conférant une protection contre des prédateurs. On le reconnait aussi par les barbillons sous son museau, qui lui permettent de trouver ses proies. Je connais quelqu'un qui en a déjà vu un sauter hors de l’eau en faisant de kayak sur la rivière!

Tiens, je devrais essayer de faire du kayak moi aussi. Je pourrais en louer tout près, derrière l’école Sophie-Barat ou même au parc de Beauséjour. En me rapprochant de l’eau, je pourrai mieux observer les secrets qu’elle cache et découvrir des coins non visibles du sentier piétonnier. Mais, aujourd'hui, c’est à pied que je poursuis mon aventure pour prendre des photos au sec!

J’oubliais, c’est le moment parfait pour photographier les impatientes du Cap et je sais que j’en trouverai sur l’Île de la Visitation! Elles fleurissent vers la fin de l’été, et poussent justement aux abords des cours d’eau. Ses petites fleurs en forme de trompette feront de jolis clichés! En plus, elles sont principalement pollinisées par les colibris. Si j’en attrapais un en action, je serais réellement comblée!  

Une impatiente du Cap

Après quelques heures de promenade, je termine ma sortie d'exploration éblouie par la nature qui m'en a mis plein la vue! Et j'ai des photos comme souvenirs! À Ahuntsic-Cartierville, on a de la chance d’avoir accès à des berges sur plusieurs kilomètres et même à plusieurs moyens d’en profiter, que ce soit à pied, en kayak ou à vélo. La prochaine fois, je reviendrai faire un pique-nique pour observer des fourmis!

Par Émilie Forget-Klein, communicatrice scientifique

Sources images : Émilie Forget-Klein

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Qc-Nature
Tourisme durable et biodiversité : un duo gagnant

La nature fait la magie du Québec. À nous de la protéger pour que la magie dure.

Si tu fais du plein air au Québec, tu le sais déjà : la nature, c’est ce qui rend chaque sortie unique. C’est le chant du merle en forêt, la grenouille qui sautille sur ton chemin, l’odeur des conifères, les baleines qui nagent dans le Saint-Laurent, les couleurs en automne et les paysages grandiose d’un bout à l’autre de la province. La nature, notre biodiversité, c’est un des moteurs du tourisme. Sans cette richesse naturelle, visiter le Québec perdrait un peu de sa magie.

Mais attention : le tourisme, surtout quand il est mal géré, peut aussi mettre la biodiversité en danger. Trop de passage, des sentiers élargis à l’excès, du bruit, des déchets ou encore le dérangement des milieux fragiles... tout ça laisse des traces. Et parfois, ces impacts sont invisibles, mais lourds pour les écosystèmes.

C’est là que le tourisme durable entre en scène. Il ne s’agit pas de renoncer à explorer, mais de le faire autrement. Des entreprises choisissent par exemple de limiter le nombre de gens dans certains sites, d’encadrer leurs sorties pour éviter le piétinement des habitats sensibles, ou encore de sensibiliser leur clientèle à la faune locale. Certaines valorisent aussi les activités d’éducation ou soutiennent la restauration de milieux naturels.

Le tourisme durable, ce n’est pas juste des panneaux solaires sur le toit d’un hôtel et des autobus hybrides. C’est avant tout de faire des choix conscients et de prendre soin du territoire qui accueille. Et ça profite à tout le monde : aux animaux, aux plantes, aux communautés… et à toi aussi. Parce qu’un milieu naturel en santé, c’est un terrain de jeu vivant, inspirant, et rempli de découvertes à faire.

Par Anne-Frédérique, chargée de projet, conception

Sources images : Alain Audet, brigachtal, Ana Krach

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