Au menu, dans la forêt
Les plantes comestibles, ce n’est pas juste dans ton jardin. Imagine-toi pris dans une des grandes forêts urbaines de Montréal… Bon, d’accord, ça serait facile de juste suivre un sentier pour sortir du boisé ou se trouver un chemin en suivant les bruits de la ville, mais qu’est-ce que tu mangerais si t’étais pris dans le bois?
Avant de dévoiler l’identité de ces délicieuses espèces, juste te dire que si tu veux essayer d’en trouver, il faut vraiment le faire en respectant les règlements des endroits que tu visites. Certains parcs interdisent la cueillette et c’est bien logique : on veut assurer la sécurité des visiteurs mais aussi protéger la ressource!
À Montréal, des espèces comestibles, il y en a plein! D’abord le très présent mais peu connu sumac vinaigrier. En automne, le vinaigrier nous donne des fruits rouges et poilus rassemblés en gros cônes rouges et jamais le commun des mortels penserait à les manger. Et pourtant, l’infusion de ces fruits donne un excellent jus qui ressemble drôlement à une limonade! Les p’tits fruits poilus sont aussi très surettes… comme des bonbons!
La vesce jargeau est une fleur un peu banale qui pousse parrrrtout. Dans les fossés, à la lisière des forêts et probablement à travers votre plant de fraises. Pour plusieurs personnes, elle entre sûrement dans la très peu glamour catégorie des « mauvaises herbes ». Et pourtant, en plus de décorer joyeusement une salade, ses fleurs ressemblent à des petits oiseaux! C’est trop cute!
Finalement, notre troisième espèce comestible est un arbre : le bouleau jaune! Le bouleau jaune donne une eau qui goûte… le thé des bois (ou la menthe si tu préfères)! On peut utiliser l'eau de bouleau pour en faire du sirop qui goûte très sucré, comme le sirop d’érable. Mais déjà il faut pas mal d'eau d’érable pour faire du sirop, il en faut encore plus pour le sirop de bouleau…
Et là, on te parle pas ici des champignons (attention sujet chaud : jamais cueillir des champignons si on a le moindre doute de son identité!), des fruits et de toutes les autres feuillages qu’on pourrait mettre en salade (même le pissenlit!)… La forêt, c’est l’ultime épicerie!